Harry était assis devant son bureau, occupé à terminer une lettre pour Ron.
En effet, c'était très important car Ron avait prévu de l'inviter deux semaines avant la rentrée, et pendant la deuxième semaine, Dean, Seamus, Neville, Luna, Parvati, Lavande et Ernie MacMillan viendraient se joindre à Harry, Ron et Hermione mais également Ginny, Fred et Georges pour la fête que Ron avait organisée.
Une fois sa lettre terminée, il acheva de préparer sa valise. Tandis qu'il mettait sa Cape d'Invisibilité dans son sac, Hedwige rentra.
-Tu tombes bien, y'a du courrier, lança Harry.
Il attacha la lettre à ses pattes et la porta jusqu'à sa cage.
-Tu as faim ? lui demanda-t-il.
La chouette poussa un faible hululement puis exerça une légère pression sur son bras.
-Alors bon vol !
Hedwige s'envola par la fenêtre ouverte. Il la regarda disparaître au loin, puis ramassa quelques affaires qui traînaient par terre et les entassa dans sa valise qu'il s'efforça de boucler. En vain. Cependant, il y arriva au bout d'une demi heure d'efforts et d'acharnements.
__Perdu dans ses pensées, il sursauta lorsque Dudley poussa un ronflement sonore.
Toujours en pyjama, il se leva et s'habilla d'un jean
* et d'une chemise
*. Il se dirigea ensuite vers le miroir, et se regarda avant de rentrer sa chemise dans son pantalon, mais n'essaya pas de se coiffer. C'était inutile, il le savait.
__Une heure plus tard, il estima qu'il pouvait descendre sans risques. Il dévala l'escalier à pas feutrés et entra dans la cuisine.
Dudley et son père était assis devant la table, où Dudley finissait son petit déjeuner pendant que son père lisait son journal. La Tante Pétunia était, quant à elle, à la douche.
À la vue de son neveu, Vernon Dursley leva les yeux du Daily Mail.
-Comment pars-tu ? Ces Weezlay viennent te chercher ?
-Weasley, corrigea Harry. Non, je pars par la Poudre de Cheminette.
-C'est quoi ça ? grogna son Oncle.
-Je mets cette Poudre dans les flammes de la cheminée, les flammes deviennent vertes et je prononce le nom de ma destination en m'avançant dans le feu.
-Il n'en est pas question ! Tu m'entends, mon garçon ?! Hors de question que tu partes par ma cheminée ! Et puis quoi encore ?!
-C'est le seul moyen, je ne peux pas transplan...
-D'accord, d'accord, pars comme tu veux, mais DiSPARAîT !
Apparemment, il ne voulait pas entendre parler de "transplanage". Alors Harry monta dans sa chambre. Il se dirigea vers le miroir et s'observa. Il était grand, mince, musclé. Son regard fut attiré cependant par ses yeux.
« Tu es le portrait de James... Sauf les yeux... Tu as les yeux de ta mère... »Cette phrase, prononcée par beaucoup de gens, lui revint en mémoire. Les larmes coulèrent sur ses joues et il ne songea pas à les refouler. Il pensa que sans sa mère, il ne serait pas là aujourd'hui... Une vague de tristesse surgit en lui. Il essuya ses larmes et se remémora le visage de ses parents ; morts pour lui ; morts pour le sauver... Un sentiment de vide mêlé de grattitude s'insinua en lui.
-Je doit tuer Voldemort, dit-il à voix basse.
-Je tuerai Voldemort, répéta-t-il.
Il était décidé, et la fureur s'installa en lui comme une vague de chaleur.
Soudain, une chouette blanche, mouchetée de noir, entra par la fenêtre restée ouverte. C'était Sélénia, la chouette d'Hermione. Elle atterrit sur le lit et tendit une patte. Harry détacha la lettre.
Cher Harry,
Comment vas-tu ? Moi je suis tranquille, j'attends cet après-midi avec impatience, pour te retrouver.
Je suis aussi très contente, car j'ai été nommée Préfète-en-Chef ! Je ne connais pas mon homologue masculin, mais j'espère que se ne sera pas un Serpentard !
Bon, eh bien à cet après-midi !
Amitiés,
Hermione.
Harry était très content pour Hermione. Il porta Sélénia jusqu'à la cage d'Hedwige où elle but un peu d'eau, puis se percha sur le rebord de la fenêtre. Harry se rassit à son bureau et rédigea une réponse.
Hermy,
Je vais très bien, les Dursley ne sont pas trop pénibles. Moi aussi j'ai hâte de vous retrouver, vous m'avez tant manqué !
Je te félicite pour ta nomination au poste de Préfète-en-Chef, et j'espère que Malefoy ne sera pas ton homologue, mais tu m'en diras tant.
Avec toute mon affection,
Harry._______________________________
Quatorze heures[Point de vue Harry]
Je descendis ma valise et me posta devant la cheminée. L'Oncle Vernon, la Tante Pétunia et Dudley m'observaient depuis le canapé. Je savais qu'ils avaient peur. Pas de moi, mais de la baguette de bois que je tenais à la main. Je souris.
-Incendio ! dis-je en pointant ma baguette sur la cheminée.
Un feu ronflant y apparut. Je sortis de ma poche un sachet de Poudre de Cheminette que Ron m'avait envoyé, et j'en lança une poignée dans les flammes. Elles devinrent vert émeraude. Je portai ma valise dedans, pris fermement la cage d'Hedwige et entra à mon tour dans les flammes. Je fis un signe de la main aux Dursley, puis m'écria :
-Le Terrier !
Aussitôt, je me sentis tournoyer dans la cheminée, alors je ferma les yeux. Un instant plus tard, je tombais sur le ventre, dans une cuisine que j'aimais tant.
-Salut Harry !
-Ca va ?
-Laissez-le respirer !
-Bonjour Harry, mon chéri !
Je me relevai tant bien que mal, et aperçut Fred && Georges, Ron, Hermione, et Madame Weasley. Tous avient l'air heureux et en bonne santé. Je me réjouis à cette pensée.
-Salut tout le monde, bonjour Madame Weasley !
-Viens Harry, je vais te monter tes affaires dans la chambre de Ron, vous discuterez après !
-Très bien.
Je suivis Madame Weasley dans l'escalier, arrivés au deuxième étage, une porte s'ouvrit, révélant Ginny.
-Ah, salut Harry !
-Salut Ginny !
Nous continuâmes de monter, jusqu'à parvenir à la chambre de Ron, sous les toits.
-Voilà, je t'ai installé un lit de camp, tu n'as plus qu'à ranger tes affaires, me dit Madame Weasley. Je te mets ta valise là, d'accord ?
Ron entra dans sa chambre, et Madame Weasley redescendit, tandis qu'Hermione fit irruption elle aussi dans la chambre de Ron.
-Alors ?
-Alors quoi ?
-Ben ça va ?
-J'ai l'air malade ?
-Non, mais bon...
-Ah...
-En tout cas, content de te revoir mon vieux !
-Tu nous as manqués, ajouta Hermione, qui n'avait encore pas ouvert la bouche.
-Vous aussi, répondis-je.
-Bon on redescend ? Parce qu'on va pas rester plantés là, si ?
-Non, on a qu'à sauter par le fenêtre, lança narquoisement Hermione.
-Voldemort veux ma peau, et toi encore tu veux que je lui facilite la tâche en sautant ? T'es folle !?
Ils rigolèrent tous en même temps et pendant un moment, ils n'arrivèrent pas à se calmer.
Au bout d'une demi-heure, Hermione s'écria :
-Mince , vous avez vu l'heure ? Il faudrait peut-être qu'on aille manger !
-Oui, t'as raison, je meurs de faim, lança Ron.
-Moi aussi, renchérit Harry.
_______________________________
Ils passèrent deux semaines tranquilles, en accumulant conneries sur conneries, et réprimandes, puis arriva enfin le jour de l'anniversaire de Harry.
_______________________________Neuf heures du matin. -T'es prêt ?
-Beh oui, tu le vois bien, à moins que tu n'aies de la bouse de dragon sur les yeux !
-C'est bon, j'ai rien dit !
-BON ANNiVERSAiRE HARRY !!!
-Surprise !
Harry ouvrit les yeux.
La suite est écrite, mais j'aime bien vous faire poireauter ! Vous me détestez, hein ?